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| On ne décide pas d'être du soir ou du matin. Cela fait partie de notre patrimoine génétique. |
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Dormir plus pour vivre mieux. Tel pourrait être le prochain credo d'une société où le métro et le boulot ont fini par mettre à mal le dodo. En effet, selon les chiffres fournis par l'Institut national du sommeil et de la
vigilance, la durée moyenne du temps de sommeil est passé de huit heures et demie à sept heures et demie depuis les année 1960. Or, la majorité des individus a toujours besoin de huit heures de repos. Un paradoxe sur lequel la huitième Journée
nationale du sommeil compte interpeller les Français.
Une enquête publiée en mars dernier par l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (Inpes) révèle que - sur un échantillon de mille individus de 25 à 45 ans - 45 %
des personnes interrogées considèrent ne pas dormir assez. Parmi elles, 12 % déclarent souffrir d'insomnie, et 17 % accumuler une dette chronique de sommeil (en perdant régulièrement 45 minutes de sommeil par rapport à leurs
besoins).
« La réduction du temps de sommeil est particulièrement marquée chez les jeunes urbains vivant en région parisienne et contraints à des temps de transport plus importants »,
explique Joël
Paquereau, président de l'Inpes et responsable du centre de sommeil de Poitiers à propos d'un phénomène qui tend à se généraliser à l'ensemble de la population.
Inégaux face au repos ?
Héritage génétique, les besoins en sommeil varient d'un individu à l'autre.
« Pour 95 % de la population, ils sont compris entre six heures et demie et neuf heures et demie même s'il
existe aussi des cas rares de nains ou de géants du sommeil »,
indique Isabelle Arnulf, chef de l'unité des pathologies du sommeil à l'hôpital Pitié-Salpêtrière.

Tout au long de la vie, ces besoins évoluent. Très élevés au moment du développement de notre cerveau (plus de dix-huit heures sont nécessaires pour le nourrisson), ils se stabilisent progressivement pour atteindre les neuf à dix
heures vers l'âge de 10 ans.
« A 12-13 ans, cette durée s'allonge à nouveau et s'accompagne d'un décalage de rythme par rapport aux adultes, ce qui explique pourquoi les adolescents
éprouvent le besoin de se coucher et de se lever plus tard,
fait observer l'expert.
Il s'agit d'une période de fragilité chez les jeunes qui accumulent une dette de sommeil lorsqu'ils sont contraints
de se lever trop tôt. »

Une fois passé l'adolescence, les individus ont un temps de sommeil stable jusqu'à 40 ans.
« Même s'il ne peut pas souvent être respecté, en raison des horaires imposés, le rythme de
l'organisme est naturellement fixé, à la demi-heure près »,
précise Joël Paquereau. Dès la quarantaine, les fins de nuit commencent à devenir plus agitées. Peu à peu, ce phénomène s'accentue avec une tendance à
se coucher et à se lever plus tôt à partir de 60 ans.
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