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| Contrairement à la télévision devant laquelle il est facile de s'assoupir, certains jeux maintiennent leurs proies en éveil jusqu'à épuisement. |
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Nos veillées interminables devaient déjà beaucoup à l'avènement de l'éclairage électrique.
« Autrefois, les rythmes de vie, calqués sur ceux de la nature, suivaient les variations de luminosité, et
on dormait en moyenne deux heures de plus il y a un siècle »,
fait observer Marie-Françoise Vecchierini, responsable du Laboratoire de sommeil de l'hôpital Bichat et ex-présidente de la Société française de recherche
sur le sommeil.
Mais, depuis quelques années, la tendance à jouer les prolongations de soirées est encouragée par les développements technologiques. Internet, sessions de
chat
sur MSN, conversations téléphoniques illimitées, jeux
vidéo en réseau... A moins de s'assoupir devant la télévision, il résulte de plus en plus difficile de s'extraire du monde pour piquer un somme.
« L'addiction aux jeux vidéos peut conduire certains
patients à réduire leur temps de sommeil à quatre ou cinq heures »,
précise Marie-Françoise Vecchierini.
Dans l'enquête menée par l'Inpes, les insomniaques et les personnes en dette de sommeil sont plus nombreux à surfer ou à jouer (respectivement 40 % et 42 %, contre 28 % en moyenne pour l'ensemble des
individus interrogés), alors qu'il pensent en majorité que cela les empêche de dormir (respectivement 56 % et 54 %). Sinon, la principale cause déclarée de manque de sommeil reste le travail (53 %), suivie par les difficultés
psychologiques (40 %) et, dans une moindre mesure, par les enfants (27 %), les loisirs (21 %) et le temps de transport (17 %).
Une horloge interne qui retarde
« Tandis que les insomniaques voudraient dormir sans y parvenir, les personnes en dette de sommeil devraient le faire et ne le font pas »,
explique Isabelle Arnulf, chef de l'unité des
pathologies du sommeil à l'hôpital Pitié-Salpêtrière. Leur tendance à se coucher de plus en plus tard s'explique en partie, selon l'expert, par le fait que notre horloge interne - responsable du rythme
veille/sommeil - est réglée sur environ 25 heures et se décale facilement dans le sens des aiguilles d'une montre.

Ainsi, des expériences scientifiques menées dès les années 1970 montrent que, lorsqu'il est privé de lumière pendant plusieurs jours, un individu décale naturellement et inconsciemment l'heure de son coucher d'une
heure par jour en s'endormant de plus en plus tard.
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