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| La veille nocturne favorise le grignotage. Souvent répétée, elle contribue à augmenter les risques d'obésité et de diabète. |
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Comme l'indique Isabelle Arnulf, chef de l'unité des pathologies du sommeil à l'hôpital Pitié-Salpêtrière, des expériences réalisées en Angleterre pendant trois jours sur des enfants de 10-11 ans ont montré que, en dormant
une demi-heure supplémentaire par rapport au temps de repos habituel, les jeunes élèves réduisaient de 65 % leur nombre d'erreurs lors d'un test de mémoire.
Baisse de vigilance, difficultés d'apprentissage et de mémorisation, stress, irritabilité, accès de somnolence... Les multiples conséquences de la fatigue sont pourtant souvent ignorées. Ainsi,
« certaines personnes ne parviennent plus à faire le lien entre des comportements diurnes inadaptés et une dette de sommeil qui s'est installée depuis des années »,
indique Joël Paquereau,
président de l'Inpes (Institut national de prévention et d'éducation pour la santé) et responsable du centre de sommeil de Poitiers.
Or, lorsque les privations de sommeil deviennent chroniques, elles peuvent entraîner de graves complications - obésité, diabète, hypertension artérielle - en venant perturber les régulations métaboliques de notre
organisme.
« Cela peut conduire, par exemple, à une dérégulation de l'hormone destinée à couper ou à exciter la faim en favorisant la consommation de produits sucrés »,
précise Marie-Françoise
Vecchierini, responsable du Laboratoire de sommeil de l'hôpital Bichat et ex-présidente de la Société française de recherche sur le sommeil. Selon une étude de la Columbia University menée en 2005 auprès de 9 500 adultes âgés
de 32 à 49 ans, les sujets dormant moins de cinq heures par nuit auraient un risque d'obésité 60 % supérieur à ceux dormant sept heures ou plus.
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