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| Sur la route, le manque de sommeil entraîne un risque accidentel équivalent à celui de l'alcool. |
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La prise d'excitants (caféine...) peut palier très provisoirement une dette de sommeil aiguë, mais n'agit pas sur une dette chronique, souligne l'Institut national du sommeil et de la vigilance. Parfois,
siestes
et week-ends ne suffisent pas non plus à récupérer. Pour échapper à l'engrenage infernal des nuits trop courtes, le mieux est donc d'adopter une hygiène
de vie qui laisse place à des plages de repos régulières et bienfaisantes.
Prévoir un moment de détente avant de se coucher, éviter de pratiquer une activité sportive le soir, transformer sa chambre en havre de paix chaleureux sans être surchauffé, privilégier calme et obscurité... Voilà autant de petits
aménagements du quotidien qui contribueront à faire rimer dormir avec plaisir.
Attaques de sommeil : attention danger !
Une nuit blanche entraîne une forte somnolence le jour suivant durant lequel l'endormissement sera 60 % plus rapide. En plus du risque d'endormissement involontaire, la privation de sommeil implique aussi une
réduction de la capacité à réfléchir et à se concentrer, une multiplication des erreurs par ommission, un allongement du temps de réaction (pour freiner sur un obstacle, par exemple) etc.

Comme tient à le souligner Isabelle Arnulf, chef de l'unité des pathologies du sommeil à l'hôpital Pitié-Salpêtrière, les risques de commettre de grosses erreurs augmentent considérablement entre 3 heures et 5 heures du matin
où la température interne du corps chute.
« Après une nuit blanche, si on doit prendre le volant, il vaut mieux attendre 8 heures du matin que de partir à 4 heures où le corps est trop froid pour lutter contre
l'endormissement. A cette heure-là, les attaques de sommeil sont soudaines et très brutales »,
insiste l'expert. Ainsi, la capacité de conduire entre 4 heures et 8 heures du matin après une nuit
blanche est équivalente à celle d'un sujet ayant un gramme d'alcool dans le sang.
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