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Jouer dans un « biopic »
© UIP
Interpréter un personnage qui a existé dans un « biopic » (Biographical Picture) est le moyen le plus sûr d'obtenir la récompense tant convoitée. Evitez les hommes politiques et misez plutôt sur les artistes ou les sportifs. L'important est que le public puisse comparer avec le personnage réel et s'extasier sur la composition. Un calcul qui a réussi à Jamie Foxx, interprète de Ray dans le rôle du chanteur Ray Charles et heureux gagnant de l'oscar du Meilleur acteur en 2005. L'année suivante, c'est Philip Seymour Hoffman qui a été distingué pour son interprétation de l'écrivain Truman Capote dans le film éponyme.
Prendre 30 kilos © Metro Goldwyn Meyer INC
Rien de mieux qu'un surpoids pour forcer l'admiration du jury des oscars. Robert de Niro a pris 30 kilos en quatre mois pour incarner le boxeur Jake Le Motta dans la dernière partie du film Raging Bull de Martin Scorsese, en 1979. Le comédien se serait astreint à faire le tour des restaurants étoilés français pour atteindre le poids voulu ! Attention, cette recette ne vaut pas pour les personnages de comédies : la pauvre Renée Zellweger n'a pas été récompensée pour son embonpoint dans Le Journal de Bridget Jones.
S'enlaidir © Metropolitan Filmexport
Dans la catégorie « transformation physique », l'enlaidissement du visage grâce à des prothèses est très prisé de comédiennes à la plastique irréprochable. Il faut croire que s'enlaidir permet de prouver son talent d'actrice. L'appendice nasal de Nicole Kidman en Virginia Woolf dans The Hours avait été du plus bel effet avec un oscar à la clé en 2003. Charlize Theron a fait mieux l'année suivante dans Monster : elle est méconnaissable avec son masque en latex, ses fausses dents, ses cheveux gras et ses quinze kilos de plus. Les hommes peuvent, également, tirer profit de cette « défiguration » ; en témoigne l'oscar remporté, en 1973, par Marlon Brando pour Le Parrain où il était affublé d'une prothèse dentaire.
Sombrer dans la folie © Corbis
Afin de prendre une sérieuse option sur la statuette, il est fortement conseillé de relever certaines défis… Comme jouer un déséquilibré, psychopathe tel Anthony Hopkins dans Le Silence des agneaux (oscar en 1992) ou gentiment psychotique comme Geoffrey Rush dans Shine (oscar en 1997). Le mieux est de laisser suggérer que vous ne ressortez pas indemne de ce rôle et que vous en gardez quelques séquelles. Jack Nicholson est le parfait exemple : son implication dans le rôle de Mc Murphy dans Vol au-dessus d'un nid de coucou ayant emporté l'adhésion des membres de l'Académie des oscars en 1976.
Avoir une maladie ou un handicap © Corbis
Aveugle comme Al Pacino dans Le Temps d'un week-end (oscar en 1993), paralysé comme Daniel Day-Lewis dans My Left Foot (oscar en 1990), muette comme Holly Hunter dans La Leçon de piano (oscar en 1994) ou sourde comme Marlee Matlin dans Les Enfants du silence (oscar en 1987), c'est presque le jackpot assuré. Tous les comédiens ont aussi à l’esprit le personnage d'autiste tenu, avec succès, par Dustin Hofmann dans Rain Man qui lui valut un oscar en 1989.
Se mettre au (mélo)drame © Corbis
La comédie ne fait pas recette aux oscars. Les acteurs ayant remporté le précieux prix en faisant rire le public se compte sur les doigts d'une main. Et Jim Carrey risque d'attendre encore longtemps la récompense suprême. Ce qu'il faut, c'est émouvoir le jury en ayant l'air de souffrir. Il y a encore quarante ans, la mode était même au mélodrame. Sophia Loren a tiré le gros lot grâce à son personnage de veuve violée et rivale de sa fille dans La Ciocara (oscar en 1962). Mais la palme du mélo revient à Jane Wyman dans Johnny Belinda, l'enfant du silence (oscar en 1949) où elle joue une pauvre sourde-muette, violée par un voyou qui tue son père. Enceinte de son agresseur, elle finit par l'assassiner.
Mourir à l’écran © Mars distribution
Rendre l'âme dans un long métrage, qui plus est un mélodrame, augmente considérablement les chances de victoire aux oscars. Hilary Swank en a fait l'expérience en boxeuse « euthanasiée » dans Million Dollar Baby (oscar en 2005) et Tom Hanks en malade atteint du sida dans Philadelphia (oscar en 1994). Sans oublier Nicolas Cage et Meryl Streep qui se suicident dans Leaving Las Vegas (oscar en 1996) ou Le Choix de Sophie (oscar en 1983).
Etre comédienne ou prostituée © Corbis
Jusqu'en 1994, 15 % des actrices ayant obtenu l'oscar de la Meilleure actrice avait tenu le rôle d'une comédienne et 12 % celui d'une prostituée. Jane Fonda dans Klute (oscar en 1972) et Elizabeth Taylor dans La Vénus au vison (oscar en 1961) furent remarquables en filles de joie, tandis que Julie Christie dans Darling (oscar en 1966) et Bette Davis dans L'Instruse (1936) ont interprété des actrices inoubliables...
Faire justice © Corbis
Les personnages qui ont une soif de vengeance sont profitables aux acteurs, à l'image de Russell Crowe dans Gladiator (oscar en 2001) ou de Sean Penn dans Mystic River (oscar en 2004). Flics, avocats ou militaires, les héros justiciers ne sont pas en reste comme Gregory Peck dans Du silence et des ombres (oscar en 1963) ou Gary Cooper dans Sergent York (oscar en 1942). Entre 1928 et 1994, 14 % des comédiens « oscarisés » ont interprété des soldats.
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